om 1-1 toulouse

om 1-1 toulouse
Face à des Toulousains réduits à dix dès le début du match, les Olympiens souvent malheureux ont peiné pour arracher le nul ce samedi au Vélodrome (1-1). Et ils perdent Lucho, sorti sur blessure.

C'est probablement avec un profond sentiment d'amertume que les Olympiens ont regagné leurs domiciles après le match nul face à Toulouse ce samedi (1-1). Car Alain Casanova et ses hommes ont, pour leur part, certainement regagné la Garonne avec celui du devoir accompli. Contrariés par l'exclusion de leur gardien dès la 8e minute de jeu, ils ont réussi leur entreprise grâce à un coup franc énorme de l'international Sissoko et en défendant très bas - et très bien - par la suite.
L'OM peut pleurer les innombrables occasions qu'il s'est crées et la perte de Lucho sorti sur blessure. «On n'a pas été récompensés» regrettait Didier Deschamps dans les couloirs du Vél'. On peut le comprendre. Ses hommes ont couru après l'handicap pendant une heure en y mêlant engagement, détermination et parfois précipitation.
Heureusement quand même que le but de Brandao à un quart d'heure de la fin remettait un peu d'équité dans les débats pour un résultat qui n'est certainement pas une satisfaction car, comme le remarquait José Anigo après la partie : «On arrache un nul qui ne nous convient pas». C'est dire la frustration dans les rangs marseillais.
Frustrant comme le fut le scénario de la première période. Quand la circulation de balle olympienne fusait et quand la supériorité numérique intervenait très tôt dans le match. Soit au moment où, d'un tacle grossier, le gardien du TFC Pelé fauchait Niang à l'entrée de la surface. Carton rouge et exclusion logique mais le coup franc, tiré par Lucho, passait au-dessus (9e). Assez symptomatique de ce qui a suivi alors que Blondel prenait place dans les buts de Toulouse. Et il fera parler de lui. Si l'OM a eu du mal à profiter de ses – multiples – occasions dans cette partie, les violets furent férocement réalistes.
Car les Marseillais contrôlaient la majeure partie de la mi-temps en usant avec brio des ailes et notamment d'un Bocaly toujours disponible. Mais le TFC maîtrise à merveille l'art du contre, le déboulé de Gignac stoppé par Mandanda aurait du être un avertissement à prendre en compte (23e). Et sur un coup franc certes bien placé, Sissoko en profitait à fond en balançant un missile longue portée dans les filets olympiens (0-1, 28e). Dur et cher payé.
Surtout, que fallait-il faire alors face à une équipe réputée pour bien protéger ses buts et dont le secteur défensif possède des gabarits digne d'un cinq majeur de NBA ?
Ils y ont en tout cas mis du c½ur les Marseillais. La bonne tête de Niang suivie de la volée de Lucho se heurtaient au talent de Blondel (39e), déjà brillant face à l'OM en amical cet été. Et alors que la poussée marseillaise était forte en fin de mi-temps, la déviation de Niang voyait le cadre s'échapper d'un rien (42e) et la frappe du gauche en pivot de Valbuena était claquée par Blondel (45e). Pas vernis.
Après la pause et l'entrée de Ben Arfa à la place d'Abriel en fin de mi-temps, l'OM traçait toujours son sillon. A savoir trouver une faille dans le béton armé violet. Le retourné acrobatique de Valbuena (49e) ou la bonne tête de Hilton (68e) n'étaient pas encore suffisants devant le gardien. Brandao y parvenait toutefois alors qu'il n'était pas dans la position la plus facile. Mais sa volée en pleine course après un centre de Koné faisait mouche (1-1, 75e). Trop tard peut-être même si Gignac sauvait sur sa ligne (du ventre) devant Niang (78e) et que Blondel était encore exemplaire sur la tête de Brandao (88e). Mais une chose est sûre, les Olympiens peuvent nourrir pas mal de regrets car il y avait la place pour beaucoup mieux.

# Posté le jeudi 08 octobre 2009 07:10

Modifié le lundi 02 novembre 2009 04:02

zurich 0-1 om

zurich 0-1 om
En s'imposant à Zurich grâce à Heinze, les Olympiens enregistrent leur première victoire de la saison en Champions League mais surtout se relancent dans le groupe C où Milan est allé gagner à Madrid.
Au moment de lever le doigt vers le ciel pour manifester sa joie, Gaby Heinze n'y pensait peut-être pas. Mais, le but 100% «gaucho» de l'OM à Zurich vaut son pesant d'or. Et pas que de l'or suisse. Dans une partie longtemps assez pénible et au niveau technique souvent en deçà des capacités des deux équipes, la reprise du droit de Heinze ouvre pas mal de perspectives pour les Olympiens dans un groupe C chamboulé où Milan est allé gagner à Madrid dans le même temps (2-3). Si les Espagnols et les Italiens culminent à six points, Marseillais et Zurichois sont à trois unités. Les matches retours et particulièrement celui contre Zurich auront dès lors un intérêt majeur.
Et il fallait voir la joie des Marseillais s'étreignant au coup de sifflet final sur la pelouse suisse alors qu'ils finissaient la partie à dix après l'exclusion de Bonnart dans les arrêts de jeu pour un deuxième avertissement. Une forme de libération européenne pour leur première victoire en Champions League de la saison. La première même depuis le match retour contre Eindhoven (3-0) en novembre dernier
Ce succès acquis dans le sympathique mais assez calme Letzigrund Stadium fut en tout cas bien étriqué. Car il faut dire qu'il n'y eut pas vraiment matière à s'emballer ce mercredi à Zurich. Si Didier Deschamps alignait bien le buteur du soir en arrière gauche, relançant la charnière Hilton-Mbia – encore intéressante – Lucho reprenait sa place dans l'entrejeu et le choix en attaque se nommait Brandao. Pourtant, la première période fut souvent lancinante et très pauvre en situations chaudes des deux côtés. Le collectif suisse paraissait rodé mais la transmission dans chaque camp connaissait beaucoup de déchets. Le but refusé à Brandao dès la troisième minute pour hors-jeu alors qu'il reprenait un coup franc de Cheyrou détourné par Leoni n'était donc qu'un avant-goût trompeur.
L'OM n'y arrivait pas vraiment mais les Helvètes non plus, leur première occasion n'intervenant qu'à la 20e minute avec une bonne frappe de Gajic que Mandanda accompagnait en sortie de but. La tête au-dessus de Hilton vingt minutes plus tard (42e) et l'arrêt énorme de Leoni devant Brandao à bout portant (45e) mettaient alors un terme à l'affaire en première période.
Pas vraiment au mieux, les Marseillais pouvaient toutefois compter sur leur dernier rempart. Impeccable. Mandanda claquait d'abord un tir de Vonlanthen (47e). Le portier international assurait aussi après l'ouverture du score olympienne au moment où Zurich mettait le pied sur l'accélérateur. En détournant le coup franc roublard de Gajic (70e) et surtout grâce à plusieurs interventions autoritaires dans les airs qui permettaient de souffler durant ce moment de remous. Car l'OM avait fait précédemment le plus dur dans cette partie : faire bouger le tableau d'affichage et pour cela, il a pu compter sur ses deux Argentins fraîchement mondialistes pour cet été. Didier Deschamps l'expliquait la veille, le bon match de certains contre Monaco ne remet pas en cause le talent individuel des joueurs absent. Les deux «gringos» de l'OM l'ont prouvé. Après un relais avec Bonnart côté droit, Lucho centrait à merveille pour Heinze qui reprenait de volée du droit pour loger le cuir dans le petit filet droit suisse (0-1, 69e). L'un des meilleurs Olympiens sur la pelouse ce mercredi, «Gaby» a sorti une belle épine du pied aux siens et offre aux mille supporters marseillais du Letzigrund et aux autres partout ailleurs un deuxième succès de rang. Précieux en Europe, intéressant en général alors que se profile un certain OM-PSG dimanche au Vélodrome.

# Posté le mercredi 07 octobre 2009 10:44

Modifié le jeudi 22 octobre 2009 04:24

nancy 0-3 om

nancy 0-3 om
Avec les revers de Bordeaux et de Lyon, le succès des Olympiens à Nancy les relance dans la course aux premières places. Une victoire acquise grâce à des buts de Valbuena, Brandao et Abriel.
Bordeaux et Lyon qui s'inclinent, l'OM qui l'emporte à Nancy... Les Olympiens réalisent déjà le gros coup de la 9e journée en revenant à deux et trois points des équipes précitées. Cela au terme d'un match maîtrisé à Nancy. Si les Marseillais faisaient très vite la différence sur un but de Valbuena (5e), la suite de leurs efforts fut pleine de caractère et – aussi - de simplicité. Comme le demandait Didier Deschamps dans la semaine : «le basique» a payé. Peut-être pas toujours flamboyant, cet OM a su trouver les ressources qui faisaient son charme lors de ses innombrables victoires à l'extérieur la saison passée et en début de championnat cette année. Défendant bas, se projetant vite vers l'avant en profitant de la moindre faille. Et dans le détail, les hommes forts étaient là.
Avec un Niang déchaîné, un Brandao très travailleur, parfois maladroit mais récompensé par un but (78e) ou une charnière Hilton-Mbia solide, le travail a été bien fait en y ajoutant des travailleurs de l'ombre précieux au milieu.
Cela ne semblait pourtant pas gagné dans les tout premiers instants de la partie. Avec des Lorrains survoltés à l'image de la frappe de Feret obligeant Mandanda à une belle parade (4e). Une entame trompeuse en fait. Dans la foulée, sur un débordement énorme, Niang centrait, Ouaddou se trouait et Valbuena marquait devant Brison à l'arrachée (0-1, 5e). Quoi de mieux pour éteindre les naissantes étincelles nancéiennes ?
Regroupés et solidaires, les Olympiens traçaient ensuite le sillon d'un match sérieux. Comme Brandao, bosseur comme jamais. Sa tête sur un gros travail d'Abriel était sauvée sur la ligne par Sami (20e). C'était aussi lui qui pressait Ouaddou et frappait aux six mètres alors que Gregorini détournait de justesse (45e). Il manquait juste un peu de réussite, un brin de précision.
Mais avec la solidité affichée à Marcel-Picot par l'OM et malgré des Lorrains souhaitant apporter de la vitesse à la pause avec Dia et Alo'o Efoulou, les efforts se révélèrent finalement payants. Si les deux sprinteurs nancéiens apportaient un danger certain en début de seconde période, les Marseillais faisaient de nouveau parler la poudre. Le tandem d'enfer Niang-Brandao se servait l'un, l'autre sur deux grosses occasions : le Brésilien décalait Niang plein axe qui frappait fort sur Gregorini (53e) puis le Sénégalais servait Brandao dont la tête était hors-cadre (55e).
Et l'entrée de Koné de faire des ravages alors que l'OM passait à deux milieux défensifs avec l'entrée de Kaboré et le passage d'Abriel en meneur de jeu. Déchaîné après un mois et demi d'absence, l'Ivoirien frappait fort d'abord obligeant le gardien adverse à une belle parade (73e). Toujours sous la menace d'un retour nancéien, les Olympiens faisaient exploser les inquiétudes dans le dernier quart d'heure. Koné décalait Brandao qui marquait du gauche (78e) avant que l'ancien niçois dévie pour Abriel cette fois qui ajustait Gregorini (81e) pour donner un peu plus d'ampleur au travail marseillais. L'idéal avant le match crucial à Zurich mercredi.

# Posté le vendredi 02 octobre 2009 02:52

Modifié le samedi 17 octobre 2009 18:36

OM 1-2 Monaco

OM 1-2 Monaco
Menés deux zéros par Monaco, les Olympiens se sont révoltés après la pause. Mais leur foison d'occasions ne s'est concrétisée qu'à la 86e minute. Trop tard
C'est avec le visage marqué que les Olympiens ont quitté la pelouse du Vélodrome. On y décelait un mélange de déception et de frustration. Aucun signe d'abattement. S'ils accusaient le coup, ils savaient aussi que leur révolte aurait pu permettre d'éviter que la semaine ne s'allonge d'une troisième défaite.
Leur deuxième période n'a pas suffi pour effacer la première et ses deux buts encaissés. Mais elle justifie le propos de Didier Deschamps saluant la réaction de ses troupes et assurant que son équipe « peut faire bien mieux ».
Lui qui confiait jeudi ne pas aimer jouer en dernier, la soirée de dimanche ne le fera certainement pas changer d'avis. Ses hommes n'ont pas profité de la contre-performance bordelaise dans le Forez et pointent désormais à 6 points du leader lyonnais. Heureusement, comme le rappellera le coach après le match, la remise des prix est encore loin.
Après le caviar madrilène aussi salé que son addition, l'OM retrouvait son pain quotidien, le championnat. Il a donc eu un sale goût. Ce que n'augurait pourtant pas forcément le premier quart d'heure. Cheyrou et Lucho y avaient placé trois frappes. La dernière, une reprise de l'Argentin sur un centre de Ben Arfa, manqua de puissance. Et Ruffier accomplit là le premier arrêt d'une longue série.
Pour ne rien arranger Monaco ne se contenta pas de sagement résister et eut le petit coup de pouce du destin en ouvrant le score sur son tout premier tir. Le coup-franc excentré de Nenê (légèrement dévié par la tête de Lucho) allant se ficher dans le petit filet (0-1, 20e)
Un sérieux coup de froid. Avec le courant d'air de la 40e minute quand Park brûla la politesse à Heinze et Diawara sur une longue ouverture d'Alonso, pour compliquer encore un peu plus la tâche marseillaise (0-2).
Le piège monégasque s'était ainsi refermé sur l'OM. Comment s'en extirper ? En redressant la tête et en repartant de l'avant. Ben Arfa s'y appliqua. Dans un raid, il décala du bout des crampons Niang qui ne fit pas le choix de la frappe mais de la passe pour Morientes. Trop long et un public qui s'arrachait les cheveux à pleine main devant la tournure des événements.
Après la colère, le dépit. Et des sifflets qui dégringolèrent des gradins à la pause.
Les supporters les troquèrent pour des encouragements dès le retour de leurs protégés. Et dans ce soutien, les Olympiens puisèrent des ressources pour une réaction.
Ce ne fut pas la seule différence entre les deux mi-temps. Didier Deschamps sortit Heinze, lança Valbuena et repositionna Mbia en défense.
Ce surplus offensif alimenta la machine à occasions. La pression se fit de plus en plus étouffante pour Monaco, qui dut s'en remettre à Ruffier pour faire barrage.
Déjà excellent (et décisif) l'an passé lors du 0-0, le portier azuréen fit encore des miracles sur un tir de Ben Arfa et surtout une tête de Mbia. Et quand cela ne suffît pas, la barre se chargea de contrecarrer les plans marseillais dessinés par Cheyrou d'une frappe violente.
Il s'en fallait à chaque fois d'un rien. Les Monégasques en étaient au moins autant convaincus que nous, eux qui mettaient tout en ½uvre pour casser le rythme et perdre chaque seconde qu'ils pouvaient. Mais en fait, la seule chose qui ne s'affolait pas, c'était le tableau d'affichage.
Malheureusement, la bascule ne se fit qu'à la 86e minute. Sur une ouverture téléguidée par Ben Arfa, Niang réduisit le score (1-2). Il se faisait tard. Mais un ultime rush allait peut-être permettre de sauver un point. Les Monégasques, regroupés comme dans un ascenseur, subirent plusieurs minutes. La victoire ne leur échappa pourtant pas.

# Posté le jeudi 01 octobre 2009 03:41

Modifié le lundi 05 octobre 2009 05:58

real 3-0 om

real 3-0 om
L'OM a subi la loi des Galactiques à Santiago Bernabeu, en concédant une défaite à l'ampleur pourtant trop sévère au vu de sa première période. Dans l'autre match, Zurich a créé la surprise en s'imposant à San Siro (0-1)
L'OM de la première période ne méritait pas de repartir de Madrid avec un 3-0 dans ses valises. Ni de subir un stade se gargarisant de la tournure des événements. Bernabeu a festoyé mais le score ne reflète pas la contestation marseillaise une heure durant. Ni l'injustice causée par l'expulsion de Diawara et du penalty qui s'en suivit.
Car c'est sans la moindre crainte et avec la tête bien droite que les Olympiens ont attaqué la partie. Il ne pouvait en être autrement pour espérer gripper la rutilante machine madrilène. Le 4-4-2 de Deschamps se muait alors en 4-5-1 avec Morientes seul en pointe dès qu'il fallait organiser la résistance. Combinée à un pressing de mort de faim, la stratégie marseillaise paya durant toute la première période. Seules quelques pertes de balles trop rapides alors que pouvait s'enclencher une phase offensive permirent au Real de conserver un certain monopole du cuir.
Fort heureusement, cela ne dura pas. L'utilisation du ballon s'améliora au fil des minutes. Et Santiago Bernabeu devint une cathédrale bien silencieuse quand Niang s'en alla défier Casillas. Lancé par Lucho, le Sénégalais dénoua les liens qu'avaient voulu tisser Pepe pour s'échapper vers le but. Mais le portier madrilène eut le dernier mot (27e)
Il aura plus de chance qu'autre chose un peu plus tard dans la rencontre, sur une tête de Diawara un chouia trop croisée.
Et le Real dans tout ça ? Il n'était pas cantonné à un rôle de spectateur, n'exagérons rien. Et si les Marseillais bouchaient les espaces, Ronaldo trouvait quand même le moyen de créer le danger, avec deux frappes surpuissantes qui claquèrent dans les gants de Mandanda. Le bruit faillit monter jusqu'en haut des cinq étages de l'enceinte. A la place ce fut un long soupir du public merengue.
Ces tirs furent une manière d'échauffement pour le gardien marseillais. Car aux tentatives lointaines du Portugais succédèrent celles toutes proches de Benzema. Mandanda le devança sur un centre rasant puis ne put qu'accompagner du regard un retourné (au-dessus) de l'attaquant français. Le meilleur était encore à venir. Le dernier rempart olympien fit obstacle à Benzema en face à face.
On croyait alors que la bonne étoile olympienne brillerait longtemps dans le ciel des Galactiques.
D'autant qu'à la reprise, les Marseillais témoignaient la même intelligence de ne pas commettre trop de fautes, surtout à proximité de leur surface, en défendant placé. Avec la tête, plutôt qu'en mettant la semelle.
Et pourtant, cet édifice dont on devinait les efforts consentis pour le bâtir s'écroula en une fraction de secondes. Comme un château de cartes.
Le pire étant que l'effondrement fut consécutif à une succession de faits regrettables. D'abord la trop grande passivité et le mauvais alignement sur l'ouverture télescopique de Pepe pour Ronaldo, ce dernier n'ayant plus qu'à placer devant Mandanda (1-0, 58e).
Puis, parce que tout bascula vraiment dans le vide deux minutes plus tard après l'expulsion injuste de Diawara. Carton rouge + penalty (transformé par Kaka) pour une faute inexistante, le défenseur jouant indiscutablement le ballon en taclant Ronaldo (2-0, 60e)
L'OM n'avait pas besoin de cela. Le Real n'ont plus, du reste. Il en profitera pour donner le coup de grâce par son trident Kaka-Benzema-Ronaldo, dans un mouvement à une touche de balle (64e). On était passé d'une égalité parfaite à 3-0 en six minutes !
Dans l'intervalle, Deschamps avait du réorganiser sa défense (Rodriguez remplaçant numériquement Abriel) et modifier son attaque (Brandao à la place de Morientes), mais à 10 contre 11 que faire ?
Essayer de limiter les dégâts, voire réduire la marque. Le Brésilien s'y employa, puis Ben Arfa. Mais Casillas veilla, interdisant aux Phocéens de sauver l'honneur.
On se consolera en constatant que la victoire de Zurich à Milan (0-1) a le mérite de redistribuer les cartes. Et d'indiquer que même lourde, cette défaite à Madrid n'interdit rien à la condition de bien négocier la double confrontation franco-suisse.

# Posté le mercredi 23 septembre 2009 17:32

Modifié le dimanche 04 octobre 2009 17:07