Didier Deschamps : «On va savourer»

Didier Deschamps : «On va savourer»
C'est avec un large sourire que Didier Deschamps a commenté la victoire de ses hommes face à Paris (1-0) ce vendredi soir.
Didier, comment analysez-vous ce match ?
L'essentiel est là, c'est-à-dire les trois points. Je pense qu'il y a eu beaucoup de choses positives. Notamment dans le départ de notre match où l'on a pris le bon bout, on a eu une bonne maîtrise. Mais on ne reste jamais à l'abri puisqu'on reste à 1-0, même si on a eu des occasions de mettre le deuxième. On a eu un petit peu de fébrilité sur le dernier quart d'heure, sans vraiment risquer grand-chose. Steve Mandanda fait un grand arrêt sur le tir d'Erding en première mi-temps, mais à part ça les Parisiens ne nous ont pas mis beaucoup en difficulté ce soir.

Qu'est ce vous retenez de positif dans ce match ?
D'avoir bien défendu ensemble. Certains diront que le potentiel offensif de Paris n'a pas été impressionnant ce soir, mais on y a été pour beaucoup. On a su bien défendre, à commencer par la ligne de quatre derrière avec une bonne protection du milieu de terrain. On aurait pu être un peu plus dangereux offensivement avec un peu plus de justesse. Ce qui a été notre point fort face à Lyon s'est un peu inversé ce soir avec un peu plus de solidité derrière.

Justement, ce match n'a rien à voir avec celui de Lyon ...
On ne va pas avoir des 5-5 tous les jours quand même (rires). Si je gagne à chaque fois 1-0 je serais content.

Le report de cette confrontation face au PSG n'a finalement pas perturbé vos joueurs...
Oui, mais ça reste un match particulier avec un contexte particulier. Quand ce genre de match est reporté certains pensent que c'est du bonus, mais on prend rarement les trois points. Ce soir les joueurs sont satisfaits. Il y avait de la pression, de la tension sur la fin de match avec un peu de fatigue aussi. Globalement, il y a eu beaucoup de choses positives, donc on va savourer. On recolle un petit peu au classement, même si demain on aura encore un match en retard, mais au moins ce soir on se retrouve à une position un peu plus intéressante au classement.

Est-ce que ce match est une bonne préparation pour Milan ?
C'est surtout important de l'avoir gagné. Milan ça sera différent. Evidement mercredi il y aura d'autres joueurs, un autre contexte, tout en sachant que ce match sera lui aussi décisif. On d'abord savourer cette victoire à domicile en pensant à notre public aussi. On sait que le match face à Paris est particulier pour le peuple marseillais. Il y a eu une belle communion, une grande satisfaction pour tout le monde. Maintenant on a cinq jours pour préparer ce match à San Siro.

Le fait que Lucho soit remplaçant veut-il dire qu'il n'est pas encore prêt physiquement ?
Dans l'absolu il l'est. Maintenant, ça fait trois semaines qu'il a été blessé. Je pense aussi au match de mercredi. Ce n'est jamais évident de rentrer. Il est à la recherche de son meilleur rythme. Il faut gagner les matches donc je fais en sorte de choisir les joueurs qui sont le plus en forme. Des fois, ce n'est pas évident à certains postes, mais ce n'est pas parce qu'il a commencé sur le banc qu'il n'est pas bien. C'est compliqué pour moi de faire débuter des joueurs en sachant que je peux en avoir trois ou quatre qui ne peuvent jouer q'une heure. En plus de ça il y a les impondérables comme la blessure de Stéphane Mbia ce soir qui est intervenu très tôt ce soir.

Vous avez remis la même défense qu'en début de saison, en êtes-vous satisfait ?
Taiwo a fait une très bonne rentrée, après avoir passé un mois sans jouer. Mais avec lui il n'y a pas de souci sur le plan athlétique. Derrière on a été mieux. Je sais que Vitorino Hilton a fait de bonnes choses ces derniers temps. Il est capable lui aussi d'être titulaire. On a des matches qui font s'enchaîner tout les trois, quatre jours, donc on aura besoin de tout le monde.
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# Posté le samedi 21 novembre 2009 03:38

qui sera balon d'or 2009

pour autres précise par coms

qui succédera à C.Ronaldo


(svp metter les coms sur les autres articles)

# Posté le mardi 20 octobre 2009 05:11

Modifié le mercredi 28 octobre 2009 10:03

om 1-0 psg

om 1-0 psg
Plutôt tranquillement, l'OM a gagné son Clasico avec application et remonte à la 4e place avant les matches de ce week-end.
L'OM a géré son Clasico en «bon père de famille» pourrait-on dire. Disputé dans un bon esprit sur le terrain, le premier des rendez-vous biannuels avec le rival parisien a franchement penché en faveur des Marseillais. Ils s'y sont appliqués, gardant la maîtrise sur les débats, et ne s'enflammant pas plus que de raison. Une recette efficace qui n'a peut-être pas donné l'intensité et la passion des OM-PSG de la saison passée ou de la dernière sortie à Gerland mais qui a le mérite d'être efficace.
Avec des éléments bien en vue (Heinze, Abriel, Brandao ou Niang), l'OM a gagné son Clasico mais a surtout évité le piège du match en retard. Les trois points sont dans la poche et une fois le Sochaux-OM de la 14e journée (qui se joue de week-end) sera passé (le 2 décembre), les Olympiens auront remis les compteurs au niveau.
Si l'opUn OM serein ? Ce fut le cas au cours de la totalité de la rencontre hormis dix dernières minutes un peu plus délicates. Si le PSG peinait dans la transmission, il laissait planer une menace toujours pesante. Mais stérile. Principalement en comptant dans ses rangs un diable comme Erding. A l'image du tir en pivot du Turc sur lequel Mandanda s'étirait pour une manchette salvatrice (38e). La seule fois où «il fénoméno» fut réellement mis à l'épreuve ce vendredi. Car, malgré des appels incessants et une bonne relation avec Sessegnon, Erding se heurtait souvent à la charnière Diawara/Heinze qui retrouvait vite ses automatismes position parisienne n'était pas des plus féroces, l'OM s'est aussi rassuré sur ses capacités et décroche une provisoire 4e place intéressante pour la confiance avant un autre duel symbolique, à San Siro et en Champions League cette fois, face à l'AC Milan mercredi.
Un but 100% charnière
Et si l'OM ne monopolisait pas le ballon en première période, il était bien le plus dangereux sur le pré. La perte prématurée de Mbia, sorti sur blessure et remplacé par Cissé (15e), ne déréglait pas le jeu phocéen. Niang était intenable et Brandao infernal pour la défense adverse par son jeu si particulier (quel travail !) mais la clé fut trouvée ailleurs. De cette charnière retrouvée précisément qui, sur un coup franc du passeur hyperactif Abriel (4ème passe décisive en deux matches !), se gênait mais marquait au bon moment. Heinze et Diawara se rentraient dedans mais le ballon retombait sur la tête de l'ancienne idole du Parc des Princes qui lobait Coupet (1-0, 25e). La tête lointaine de Cissé (40e) et surtout le missile de Niang sur l'arête du but parisien (41e) matérialisaient ces belles intentions marseillaises.
Par la suite, les Olympiens firent surtout valoir leur collectif et une circulation de balle fluide.
Comme quand, à l'issue d'une belle combinaison, la frappe lointaine de Cheyrou ne pouvait être maîtrisée par Coupet mais la défense renvoyait (54e).
Comme quand, à l'issue d'une belle combinaison, la frappe lointaine de Cheyrou ne pouvait être maîtrisée par Coupet mais la défense renvoyait (54e).
Calmes sur le terrain, à l'image d'un Abriel au jeu épuré et vrai plaque tournante au milieu, l'OM dictait le tempo et tissait la trame d'un succès que Paris ne semblait pas pouvoir venir contester. Cela malgré une poussée francilienne finalement logique en fin de partie. De quoi perturber l'espace d'un dizaine de minutes la quiétude olympienne, pas assez toutefois pour changer l'issue du match. Et le Vélodrome de se lever comme un seul homme quand M. Duhamel donnait l'ultime coup de sifflet.

# Posté le dimanche 15 novembre 2009 05:17

Modifié le samedi 21 novembre 2009 03:36

LYON 5-5 OM

LYON 5-5 OM
Au terme d'un match mémorable, Marseillais et Lyonnais ont partagé les points à Gerland (5-5).
Ils sont passés par toutes les émotions. Nous aussi. Du rire aux larmes, des larmes au rire, la soirée s'est finalement figée sur la joie rageuse des Marseillais devant leurs supporters, à la 93e minute. Avant que le recul de l'après-match ne révèle aussi une forme de déception. Celle de ne pas avoir signé un coup retentissant en s'imposant (encore) à Gerland. En menant par deux buts d'écart à dix minutes de la fin, on ne pouvait imaginer se réjouir du partage des points. Et pourtant, dans cette nuit mémorable, l'OM est bien passé aussi près de la victoire que de la défaite.
Le match débuta à cent à l'heure. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, 90 minutes plus tard les 22 acteurs avaient toujours le pied enfoncé sur la pédale d'accélérateur.
Dès la troisième minute, et Pjanic profita d'un renvoi plein axe pour s'engouffrer et battre Mandanda sous la barre (1-0).
On ne tarda pas à comprendre que ce n'était que les premières images d'un film à très grand spectacle. Car il y eut vite la réaction marseillaise. « Les » réactions d'ailleurs. Celle de Diawara, égalisant de la tête sur corner, ne fut pas suffisante. Une respiration plus tard, Govou partit de son camp, exploita la course d'appel de Lisandro pour piquer vers l'axe et conclure (2-1, 14e). Retour à la case départ, et à une physionomie à cette heure favorable aux Gones.
Car si les Phocéens ne perdirent jamais vraiment leurs esprits, ils virent pendant un bon moment se dresser face à eux un mur lyonnais dénué de la moindre lézarde. Du fait de ces man½uvres difficiles, ce constat : Hugo Lloris semblait alors bien loin. Qu'à cela ne tienne, pourquoi ne pas le défier à distance ? Juste avant la pause, Cheyrou lui décocha une frappe dont il a le secret. Le portier ne sut en lire la trajectoire et fut trahi par ses mains (2-2, 44e). Dans le duel à distance entre les deux gardiens français, le rhodanien ne perdra-t-il pas là quelques précieux points ?
L'égalisation olympienne intervint en tout à cas à la bonne heure. Elle replaça l'OM sur une tout autre orbite. Ce que démontra la reprise tonitruante des joueurs de Didier Deschamps. Sur un débordement de Fabrice Abriel, Bakari Koné jaillit pour claquer le ballon de l'extérieur du pied et donner l'avantage à son équipe (2-3, 47e).
Renversant, cet OM. Et désormais ultra à l'aise dans ses crampons. Déroulant son jeu avec assurance, et passant tout près du quatrième but quand Brandao échoua devant Lloris. Cette parade maintint l'étroitesse de l'écart, mais les hommes de Claude Puel ne saisirent pas bien l'aubaine. Trop stéréotypé, leur jeu ne sema aucun trouble. Ces vaines offensives présentèrent même l'avantage d'offrir des situations de contre. Ce ne fut pourtant pas sur l'une d'entre elles que les Olympiens prirent le large. Mais sur un nouveau coup de patte d'Abriel (3e passe décisive de la soirée) sur corner. A la réception, Brandao désarticula Lloris dans une déviation acrobatique (2-4, 79e).
Un vrai match de dingue dont l'issue semblait être enfin dessinée. On n'était encore loin de l'aliénation finale. Car Lisandro allait chiper la rencontre que l'on pensait calée au chaud dans la poche des Phocéens. En résistant au retour d'Hilton puis en glissant le cuir hors de portée de Mandanda, l'Argentin insuffla l'espoir à son équipe (3-4, 81e). Avant de la border dans un lit de rêve, en transformant un penalty sévère (main de Heinze), puis en lançant Pjanic, serviteur de Bastos, pour le cinquième but lyonnais à la 90e minute !
L'impensable retournement de situation secoua Gerland de haut en bas. Le dernier cri de joie allait pourtant être hurlé depuis la zone réservée aux 2 200 supporters marseillais. Sur une touche de la dernière chance, Valbuena remisa dans le paquet. Et dans un cafouillage monstre, Cris et Mbia à la lutte virent Toulalan avoir un geste malheureux. Sa déviation involontaire poussa le ballon dans ses filets, pour un score encore jamais vu dans l'histoire marseillaise, 5-5.
Après avoir entrevu le paradis puis l'enfer, l'OM revint ainsi sur terre, avec le point du match nul.

# Posté le jeudi 08 octobre 2009 07:11

Modifié le lundi 09 novembre 2009 09:28

OM 6-1 ZURICH

OM 6-1 ZURICH
En faisant sauter l'équipe suisse de Zurich (6-1), les Olympiens se replacent au mieux dans leur groupe de Champions League et ont ravi le Vélodrome.
Ce n'était plus le cas depuis quelques temps, mais l'OM enregistre une soirée tout bénéfice ce mardi. En battant très largement Zurich (6-1), une option est prise pour une place en Europa Ligue, le goût de la victoire est revenu au Vélodrome et le nul dans le choc interstellaire à San Siro (1-1) permet de croire encore à un ticket en 8e avec une unité de retard sur Milan et Madrid (6 points contre 7). Et la confiance, bien sûr, avec six buts marqués qui aideront aussi au classement.
Si les enseignements sont riches sur tous les tableaux, le football proposé a aussi souvent été du même aloi. Beaucoup de très, très bon, un peu de moins bien – surtout après la première demi-heure de jeu – mais globalement l'impression qui en ressort est très positive. Au fil des minutes, les Olympiens ont même semblé se délivrer de pas mal de leurs maux avant un final pyrotechnique (3 buts en dix minutes) qui enflamma le Vélodrome pour une bien belle soirée européenne.

# Posté le jeudi 08 octobre 2009 07:10

Modifié le mardi 03 novembre 2009 17:03